Places Stanislas, de la Carrière et d’Alliance, Nancy
Monuments et ensembles En quoi les Places Stanislas, de la Carrière et d'Allliance de Nancy ont-elles une valeur universelle exceptionnelle ?
Ces places forment un ensemble unique, chef-d’oeuvre de l’urbanisme du XVIIIe siècle. Elles constituent un des paysages urbains les plus harmonieux de cette époque et illustrent de façon exemplaire l’idée de la place royale, espace urbain central et monumental.
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VisualiserPassionné d’art et d’architecture, Stanislas Leszczynski, duc de Lorraine de 1737 à 1766 transforme Nancy en faisant construire les trois places inscrites aujourd’hui sur la liste du patrimoine mondial. Chef d’œuvre artistique et monumental, la valeur du site réside dans son architecture et son ornementation mais aussi dans ses objectifs de fonctionnalité. Stanislas, en reliant ville médiévale et ville moderne, crée un cœur urbain actif, animé, où chacun trouve ce qu’il cherche selon qu’il veuille se divertir, se promener, faire des rencontres ou des affaires. On trouve un programme d’espaces et de bâtiments publics, aussi bien administratifs, judiciaires, religieux que destinés aux arts.
Places Stanislas, de la Carrière et d’Alliance, Nancy Inscrit sur la Liste du patrimoine mondial depuis 1983
- Typologie
- Monuments et ensembles
- Superficie du bien
- 7 ha
- Critères
- i, iv
- Gestionnaire, membre de l'association
- Ville de Nancy
En savoir plus sur les critères d'inscription du Places Stanislas, de la Carrière et d’Alliance, Nancy
Les places de Nancy composent un espace urbain monumental où les façades ordonnancées dues à Emmanuel Héré inspirées d’une première réalisation de Germain Boffrand, les grilles somptueuses qui ornent les angles ouverts dues à Jean Lamour, les fontaines de Neptune et d’Amphitrite dues au sculpteur Guibal, la fontaine de la place d’Alliance par Paul-Louis Cyfflé font de cet ensemble un indéniable chef-d’œuvre.
A côté d’une architecture de prestige, exaltant le souverain, avec ses arcs de triomphe, ses statues, ses fontaines, un exceptionnel programme d’espaces et de bâtiments publics, aussi bien administratifs, judiciaires, religieux que destinés aux arts, modèle les places de Nancy, exceptionnel témoignage de l’urbanisme du Siècle des Lumières.
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PDF- Place royale : À l’origine, la place était dédiée au gendre de Stanislas, le roi de France Louis XV. C’est d’ailleurs sa statue qui trônait au centre de la place. Elle a été détruite à la Révolution en 1792, et la place rebaptisée « Place du Peuple ». C’est seulement en 1831 qu’elle prend son nom actuel et qu’on y installe la statue de Stanislas que l’on connaît aujourd’hui.
- Homme galant : Stanislas a demandé au sculpteur Barthélemy Guibal de s’inspirer des traits de la marquise de Boufflers, sa favorite, pour représenter la déesse Amphitrite qui orne l’une des fontaines.
- Une place bien gardée : La place Stanislas a été construite sur d’anciens marais. La légende raconte que lors des travaux, les dragons qui y vivaient ont dû fuir et auraient alors jeté une malédiction sur Stanislas. Ce dernier décédera des années plus tard, après que sa robe de chambre a pris feu alors qu’il résidait au château de Lunéville. Les dragons veillent toujours sur la place, depuis les fontaines où ils ont désormais élu domicile.
- Accident de ballon : 14 juillet 1908. La foule est réunie pour assister à la démonstration d’aérostation du ballon « Le Condor ». Il s’élève doucement, mais peu à peu se rapproche dangereusement du Grand Hôtel de la Reine et finit par se prendre dans les sculptures du toit. Les aéronautes s’accrochent aux appuis des fenêtres pour ne pas tomber et sont évacués par un balcon.
- Sous les pavés, la lune : Une petite étoile gravée sur un des pavés de la place, au pied de la statue de Stanislas, marque l’emplacement d’une capsule temporelle enterrée en 2005. Elle abrite une météorite lunaire, les portraits de 1 360 habitants, ainsi que le livre d’or paraphé par 800 Nancéiennes et Nancéiens et par les ouvriers qui ont œuvré à la rénovation de la place.