L’Association des Biens Français du Patrimoine Mondial (ABFPM)
Aux origines de l’association, le besoin de répondre collectivement à des enjeux communs
L’augmentation et la diversification des biens inscrits — monuments, paysages culturels ou naturels, sites en série ou étendus — a contribué à faire connaître le patrimoine mondial en France et dans le monde. Mais elle a aussi complexifié sa gestion : comment concilier la protection/conservation du patrimoine avec les dynamiques de développement économique, touristique ou territorial ?
Les enjeux sont multiples : équilibre des usages, implication des habitants, gestion durable des ressources, adaptation au dérèglement climatique, etc. Autant de questions qui demandent des réponses collectives et concertées.
La France, l’un des premiers États à avoir ratifié la Convention du patrimoine mondial (en 1975), figure aujourd’hui parmi les pays les plus dotés en termes d’inscriptions. Pourtant, jusqu’au début des années 2000, les gestionnaires des sites français ne se connaissent pas et ne travaillent pas ensemble. Conscients d’avoir des problématiques de gestion communes, ils décident de se regrouper au sein d’un réseau et de créer l’Association des biens français du patrimoine mondial, en 2007, sous la présidence d’Yves Dauge, alors sénateur d’Indre-et-Loire. Elle constitue depuis un espace de dialogue, de coopération et de mutualisation pour tous les gestionnaires de sites inscrits.


Elle agit pour :
- Renforcer la coopération entre les sites et favoriser le partage d’expériences ;
- Soutenir la mise en œuvre des politiques publiques en matière de patrimoine ;
- Représenter les sites français dans les instances nationales et internationales ;
- Promouvoir les valeurs portées par le patrimoine mondial auprès du grand public.
L’association constitue ainsi un acteur clé au service de la gestion durable et de la transmission de ce patrimoine universel. Elle travaille pour cela aux côtés des ministères de la Culture et de l’Environnement (responsables auprès de l’UNESCO du suivi et de la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial) et collabore avec les autres acteurs institutionnels du patrimoine mondial :
Un réseau engagé
pour la valorisation du patrimoine mondial
L’Association des biens français du patrimoine mondial s’est donné pour mission de soutenir les gestionnaires de sites dans leur rôle de gardien des principes et valeurs de la Convention du patrimoine mondial et de leur mise en oeuvre. Elle poursuit trois grands objectifs :
L’association agit ainsi comme un lieu de dialogue, de représentation et de diffusion de bonnes pratiques, au service d’un patrimoine qui appartient à tous.
La diversité des membres
Le réseau des biens français, riche de 54 biens inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2025, est représentatif d’une grande diversité de territoires, de typologies et d’histoires.
Bien que les classements puissent parfois relever d’une certaine subjectivité, les biens français peuvent être regroupés en six grandes catégories :
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Biens en série -
Biens mixtes -
Biens naturels -
Monuments et ensembles -
Paysages culturels – Biens étendus -
Villes du Patrimoine Mondial
Depuis les premières inscriptions françaises au patrimoine mondial, la nature et la typologie des biens ont largement évolué. L’apparition de sites étendus, de paysages culturels ou de biens en série a entraîné une transformation des échelles de gestion et une diversification des acteurs impliqués.
Les membres de l’association reflètent cette richesse. Ils peuvent être notamment des collectivités territoriales, des établissements publics, des associations et des personnes privées.
Tous les gestionnaires de biens inscrits sont invités à rejoindre ce réseau. L’association accueille également des biens candidats, inscrits sur la liste indicative française, qui peuvent ainsi bénéficier du retour d’expérience des sites déjà reconnus et apporter leur propre expertise. Parmi eux : les plages du Débarquement ou encore le système de forteresses de la sénéchaussée de Carcassonne.
Ses missions
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Accompagner la mise en œuvre des plans de gestion
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Favoriser le partage d’expériences et la coopération
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Développer les compétences des gestionnaires par la formation
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Promouvoir les valeurs du patrimoine mondialA
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Capitaliser les savoirs et bonnes pratiques
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Renforcer la dimension européenne et internationale du réseau




