L'association

En 2016, la France compte 42 biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO

Presentation_AssociationL’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) encourage l’identification, la protection et la préservation du patrimoine culturel et naturel à travers le monde, considéré comme ayant une valeur exceptionnelle pour l’humanité. Cela fait l’objet d’un traité international intitulé Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, adopté par l’UNESCO en 1972.

La France a ratifié cette Convention en 1975 et compte aujourd’hui parmi les pays les plus dotés au monde en termes de biens inscrits. Depuis 2007, l’Association des biens français du patrimoine mondial réunit les gestionnaires de sites inscrits soucieux d’améliorer la qualité de la protection et de la valorisation de leurs biens, de prendre part aux réflexions relatives aux politiques publiques conduites en France et de coopérer avec tous les sites culturels et naturels de la communauté internationale qui constituent un patrimoine universel, tout en œuvrant pour leur promotion.

Un réseau à protéger et valoriser

Le réseau des biens français est riche et hétérogène. Biens que les classifications recèlent toujours une part de subjectivité, 6 catégories différentes peuvent être identifiées :

• Monuments et ensembles
• Villes du patrimoine mondial
• Paysages culturels et biens étendus
• Biens en série
• Biens naturels
• Biens mixtes

Chacun des biens français qui figure sur la Liste du patrimoine mondial a été inscrit en raison de sa valeur universelle exceptionnelle.

La valeur universelle exceptionnelle est le concept qui fonde le patrimoine mondial. Elle repose sur l’idée que certains biens revêtent une importance culturelle et/ou naturelle tellement exceptionnelle que cette dernière transcende les frontières nationales et qu’elle présente le même caractère inestimable pour les générations actuelles et futures de l’ensemble de l’humanité. A ce titre, la protection permanente de ce patrimoine est de la plus haute importance pour la communauté internationale toute entière.

Le Comité du patrimoine mondial considère qu’un bien a une valeur universelle exceptionnelle si ce bien répond au moins à l’un des critères suivants. Les biens proposés doivent :

(i) représenter un chef-d’œuvre du génie créateur humain ;

(ii) témoigner d’un échange d’influences considérable pendant une période donnée ou dans une aire culturelle déterminée, sur le développement de l’architecture ou de la technologie, des arts monumentaux, de la planification des villes ou de la création de paysages ;

(iii) apporter un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue ;

(iv) offrir un exemple éminent d’un type de construction ou d’ensemble architectural ou technologique ou de paysage illustrant une période ou des périodes significative(s) de l’histoire humaine ;

(v) être un exemple éminent d’établissement humain traditionnel, de l’utilisation traditionnelle du territoire ou de la mer, qui soit représentatif d’une culture (ou de cultures), ou de l’interaction humaine avec l’environnement, spécialement quand celui-ci est devenu vulnérable sous l’impact d’une mutation irréversible ;

(vi) être directement ou matériellement associé à des événements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des œuvres artistiques et littéraires ayant une signification universelle exceptionnelle (le Comité considère que ce critère doit de préférence être utilisé conjointement avec d’autres critères) ;

(vii) représenter des phénomènes naturels remarquables ou des aires d’une beauté naturelle et d’une importance esthétique exceptionnelles ;

(viii) être des exemples éminemment représentatifs des grands stades de l’histoire de la terre, y compris le témoignage de la vie, de processus géologiques en cours dans le développement des formes terrestres ou d’éléments géomorphiques ou physiographiques ayant une grande signification ;

(ix) être des exemples éminemment représentatifs de processus écologiques et biologiques en cours dans l’évolution et le développement des écosystèmes et communautés de plantes et d’animaux terrestres, aquatiques, côtiers et marins ;

(x) contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique, y compris ceux où survivent des espèces menacées ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science ou de la conservation.